Politics

Valérie Pécresse tente de faire campagne coûte que coûte dans la course à l’élection présidentielle


Réunion publique de la candidate du parti Les Républicains Valérie Pecresse à Brive (Corrèze), le 11 mars 2022.

C’est un ciel de circonstance qui a accueilli Valérie Pécresse vendredi 18 mars à l’école Ohr-Torah, anciennement école Ozar-Hatorah. Gris, bas et lourd au-dessus de l’école où Mohammed Merah a perpétré sa tuerie en 2012. Recueillie et visiblement émue, la candidate de la droite a déposé une gerbe devant la stèle érigée dans la cour de l’école en mémoire des quatre victimes, dont trois de la même famille. Elle a ensuite pris le temps de discuter avec des anciens élèves, dont Jonathan Chetrit, auteur du livre Toulouse 19 mars 2012 (Albin Michel, 208 p., 19,90 euros), un retour sur l’attentat par ceux qui l’ont vécu. « Je suis impressionnée par cette solidarité, cet esprit de famille et cette humanité qu’on ressent dans cette école », a lancé la candidate du parti Les Républicains (LR) dans la cour qui a vu le martyre des élèves.

Cette année, une autre figure de droite est attendue aussi dans l’école pour rendre hommage aux victimes : Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République sera aux côtés d’Emmanuel Macron, le président candidat que la droite rêve pourtant de déloger. Prérogative d’ancien président de la République certes – François Hollande devrait aussi être présent –, mais symbole compliqué dans une campagne au-dessus de laquelle les nuages s’amoncellent. A droite, on regrette que le soutien de l’ancien président se fasse tant attendre, alors que la candidate en a besoin plus que jamais. Affolés, certains craignent que M. Sarkozy, dont la parole et les opinions pèsent encore tant à droite, n’annonce officiellement un soutien à Emmanuel Macron. Pour d’autres, nul besoin qu’il le fasse ouvertement, son silence est déjà assez éloquent comme ça.

Comment, interroge-t-on sur un ton résigné au sein du parti, Nicolas Sarkozy pourrait-il soutenir une candidate que les sondages placent tantôt quatrième, tantôt cinquième derrière le candidat d’extrême droite Eric Zemmour et celui de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon ? C’est le cas dans l’enquête Ipsos-Sopra Steria en partenariat avec le Cevipof et la Fondation Jean Jaurès pour Le Monde publiée le 19 mars, où la candidate tombe à 10,5 % d’intentions de vote au premier tour. Et tant pis si le parti en a plus besoin que jamais, lui dont l’existence même est menacée par un potentiel troisième échec à l’élection présidentielle.

Poison lent

« Dans la vie, il faut toujours soutenir ses amis, en laissant loin les sondages et les arrière-pensées. C’est bien en ce moment qu’il faut qu’on soit avec toi », a tenté de rassurer Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, vendredi 18 mars lors d’une réunion publique dans la Ville rose tenue avec Valérie Pécresse.

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