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Trois personnes condamnées à Paris pour association de malfaiteurs terroriste en Corse


Trois personnes ont été condamnées pour association de malfaiteurs terroriste, après la découverte de leur ADN sur des armes saisies en Corse.

Deux hommes et une femme, dont l’ADN avait été retrouvé sur des armes saisies en 2014 à Ajaccio, ont été condamnés jeudi à Paris pour association de malfaiteurs terroriste, quand deux hommes ont été relaxés.

Le 18 mars 2014, dans un local à Ajaccio, les forces de l’ordre avaient découvert notamment trois pistolets et trois fusils, des munitions, trois grenades, une centaine de détonateurs ainsi que des brassards de police et des polos de gendarmerie.

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Cinq personnes, dont les traces génétiques avaient été identifiées sur les armes, ont comparu mi-mars devant la chambre spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de Paris.

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Jeudi, la juridiction a prononcé la peine la plus lourde à l’encontre de Serge Poilblan, un fonctionnaire territorial de 50 ans: cinq ans d’emprisonnement dont deux ans ferme.

Le tribunal a notamment retenu “la présence à 15 reprises de son ADN, dont neuf fois seul, y compris sur le papier qui entourait les mèches lentes” – des mèches du même type que celles utilisées dans des attentats en Corse.

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Lors du procès, la défense de cet homme avait notamment soulevé que le prévenu avait un jumeau monozygote à l’ADN identique et que les expertises qui auraient pu les discriminer n’avaient pas été réalisées pour des raisons de coût.

Son avocat a indiqué étudier l’opportunité d’un appel. “Tous les éléments n’ont pas été pris en compte dans ce dossier: l’ADN n’a pas été assez creusé, mais aussi des éléments de personnalités, dans la détermination de la peine”, a regretté Me Jean-François Santacroce.

Tous seront inscrits au fichier des auteurs d’infractions terroristes

Depuis le procès, Serge Poilblan a été blessé par arme à feu, le 24 mars en Corse, et une enquête a été ouverte pour tentative d’assassinat par le parquet d’Ajaccio, qui s’est dessaisi au profit de la JIRS de Marseille, chargée des affaires de criminalité organisée, a-t-on appris de source proche du dossier. Son pronostic vital n’est pas engagé.

La compagne de Serge Poilblan, qui avait été jugé à son côté, a été condamnée à deux ans avec sursis.

Le propriétaire du local où avaient été retrouvées les armes s’est vu infliger trois ans d’emprisonnement dont un an ferme.

Tous trois seront inscrits au fichier des auteurs d’infractions terroristes (Fijait).

Au procès, les prévenus ont répété qu’ils ne savaient pas ce que faisait leur ADN sur ces armes, contestant toute velléité d’action violente.

Le propriétaire du local a reconnu avoir “rendu service à une personne”, dont il n’a pas donné le nom, en acceptant le dépôt des armes, assurant ne pas avoir posé de question.

Les deux derniers prévenus ont été relaxés, le tribunal considérant qu’en présence d’une seule trace ADN pour chacun et “faute d’un faisceau d’indices”, il ne pouvait les déclarer coupable.

L’un des deux hommes relaxés est le militant Lisandru Plasenzotti, qui avait fait une grève de la faim en 2011 en détention provisoire dans une autre affaire.



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