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Spencer Dinwiddie, la renaissance d’un « clutch player »


Ce week-end, il avait déjà fait le coup face aux Celtics. Alors qu’on surveillait le duel entre Jayson Tatum et Luka Doncic, c’est Spencer Dinwiddie qui avait inscrit le panier de la gagne face à Boston, sur un caviar du Slovène.

Cette nuit, même situation. Balle de match pour Luka Doncic. La défense des Nets monte très haut sur lui, mais le Slovène sert à nouveau Spencer Dinwiddie qui terrasse son ancienne équipe au buzzer. Quelle belle revanche pour ce joueur, qui avait grandement participé à la renaissance de la franchise, avant d’être éclipsé par le recrutement « bling bling » de Kevin Durant, Kyrie Irving et enfin James Harden. Le tout gâché par une grave blessure au genou.

Arrivé à Dallas, après un passage de quelques mois aux Wizards, Spencer Dinwiddie a donc déjà retrouvé son meilleur niveau, et surtout ses qualités de « clutch player ». Sur les cinq dernières années, il en est à six paniers pour repasser devant dans les dix dernières secondes d’une rencontre. C’est aussi bien que Nikola Jokic, et c’est un de moins que DeMar DeRozan, le joueur le plus « clutch » depuis cinq ans avec sept réussites.

Punir les prises à deux sur Luka Doncic

« Le mérite en revient à Luka » assure Spencer Dinwiddie à propos de son exploit de la soirée. « C’est la superstar, et il pouvait faire ce qu’il voulait. Il en a le pouvoir et le contrôle. Il a tous les droits pour shooter, et ça nous va. Vous pouvez faire en sorte que les gens se sentent désirés, vous pouvez faire en sorte qu’ils ne se sentent pas désirés. Vous pouvez leur faire confiance, ne pas leur faire confiance … Luka est la superstar. »

Sauf que le Slovène a vu Kevin Durant foncer sur lui, et il a décalé son coéquipier. « S’ils montent sur moi pour faire prise à deux, c’est que quelqu’un va être démarqué. C’était comme à Boston. C’est tout » répond Luka Doncic. « Spencer joue comme un All-Star, et je suis content que ce soit lui. Il a mis son tir, une fois de plus. »

Quant à Kevin Durant, il reconnaît que sa prise de risque coûte cher. « J’ai eu le sentiment qu’on avait la possibilité d’obliger Luka à lâcher la balle. Il restait trois secondes, et il s’est dépêché de faire une passe, et ils se sont dépêchés de prendre un tir. Je pensais que les probabilités que Spencer mette le tir étaient très faibles, mais il a mis un très grand shoot. Comme je le dis toujours, c’est un championnat à quitte ou double. S’il l’avait raté, cela aurait été une super défense de notre part. Mais c’est pour ça qu’il est payé 20 millions par an, c’est pour ce genre de tir. »

Dallas est l’équipe la plus « clutch » de la NBA depuis février

Pour son premier « buzzer beater » en carrière, Spencer Dinwiddie ne pouvait rêver meilleur endroit, au Barclays Center là où sa carrière a vraiment décollé. Dans la salle, Mark Cuban et Nico Harrison, le propriétaire et le GM des Mavericks. Ce sont eux qui sont allés le chercher à Washington. On se demandait d’ailleurs pourquoi ils étaient allés chercher un meneur supplémentaire alors que l’équipe possédait déjà Jalen Brunson. Mais la direction voulait quelqu’un capable de soulager Luka Doncic dans la création et la finition. Quelqu’un capable de prendre des tirs de la gagne car avant son arrivée, les Mavericks avaient des difficultés dans le « money time ».

ESPN donne quelques chiffres. Avant le 2 février, Dallas se classait bon dernier au différentiel de points dans les fins de matchs serrés (écart de + ou – 5 points dans les cinq dernières minutes). Dans ces fins de rencontres, les Mavs étaient ainsi à -34.5 points sur 100 possessions. Depuis le 2 février, l’équipe est désormais à +50 sur 100 possessions dans cette situation, et à lui tout seul, Spencer Dinwiddie a inscrit 23 points à 6/7 dans les cinq dernières minutes des matches serrés. Lorsqu’il est sur le terrain en fin de match, Dallas affiche un différentiel de +39 !

« On faisait le mort » se marre Jason Kidd à propos des difficultés de son équipe en début de saison. « Plus sérieusement, Luka est toujours prêt à relever ce défi. Parfois, on y arrive et parfois non, mais je pense que lorsqu’on ajoute une recrue comme Spencer qui n’a pas peur, cela vous rend d’autant plus fort. »

Prochaine étape, à Philadelphie, un autre cador de la côte Est. Jamais deux sans trois ?

Spencer Dinwiddie Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2014-15 DET 34 13 30.2 18.5 91.2 0.1 1.3 1.4 3.1 1.6 0.6 1.0 0.2 4.3
2015-16 DET 12 13 35.2 10.0 57.6 0.3 1.1 1.4 1.8 1.7 0.3 0.6 0.0 4.8
2016-17 BRK 59 23 44.4 37.6 79.2 0.5 2.3 2.8 3.1 2.0 0.8 1.1 0.4 7.3
2017-18 BRK 80 29 38.7 32.6 81.3 0.5 2.7 3.2 6.6 2.3 0.9 1.6 0.3 12.6
2018-19 BRK 68 28 44.2 33.5 80.6 0.4 2.1 2.4 4.6 2.8 0.6 2.2 0.3 16.8
2019-20 BRK 64 31 41.5 30.7 77.8 0.5 3.0 3.5 6.8 2.8 0.6 2.7 0.3 20.6
2020-21 BRK 3 21 37.5 28.6 100.0 0.0 4.3 4.3 3.0 1.3 0.7 1.7 0.3 6.7
2021-22 * All Teams 55 30 40.4 33.5 77.8 0.7 3.6 4.3 5.6 2.4 0.6 1.6 0.2 13.6
2021-22 * WAS 44 30 37.6 31.0 81.1 0.8 3.9 4.7 5.8 2.4 0.6 1.7 0.2 12.6
2021-22 * DAL 11 31 50.8 44.2 69.1 0.1 2.6 2.6 4.5 2.4 0.6 1.3 0.2 17.6
Total   375 26 40.9 32.1 79.2 0.5 2.5 3.0 5.1 2.4 0.7 1.7 0.3 13.0



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