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Silvio Berlusconi renonce à briguer la présidence



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Le Parlement italien doit élire lundi 24 janvier le successeur de Sergio Mattarella à la présidence de la République. Après des semaines de préparatifs, la politique italienne est dans le brouillard. Aucun nom ne semble en mesure aujourd’hui de recueillir la majorité qualifiée nécessaire. Premier coup de théâtre de cette élection : après deux mois de campagne intense, le seul candidat officiel à la fonction, Silvio Berlusconi, a finalement renoncé à se présenter. L’ancien Premier ministre a implicitement reconnu qu’il n’avait aucune chance.  

Avec notre correspondante à Rome, Anne Treca

C’était son rêve d’enfance : devenir président. Finalement le Cavaliere a abandonné la course samedi dans la soirée. Il était loin de rassembler suffisamment de grands électeurs pour gagner. Et on a appris depuis qu’il a en fait été discrètement hospitalisé à Milan il y a quelques jours. 

Les partis de droite doivent d’ici demain lui trouver un remplaçant. 

À gauche quelques noms sont avancés, mais aucun ne semble encore faire l’unanimité.

Or la difficulté particulière de cette élection est qu’aucun groupe politique n’est assez fort pour à lui seul imposer un candidat. Les chefs des différents partis cherchent donc tous une personnalité capable de fédérer suffisamment d’électeurs de droite, de gauche et du centre. 

Mario Draghi, l’actuel Premier ministre, est le préféré des Italiens. Il pourrait rassembler. Mais de nombreux parlementaires redoutent qu’à l’élection présidentielle succède un changement de gouvernement, voire une crise politique. 

Circonstances aggravantes : les chefs de parti ont du mal à tenir leurs troupes. Le scrutin se fait à bulletins secrets. Les trahisons d’isoloir sont monnaie courante. 

Personne ce dimanche soir n’est en mesure de faire un pronostic. 



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