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Scandale Orpea : le groupe a “péché par manque de rigueur”, estime son PDG



“Le moment est venu de bâtir le nouvel Orpea, dans la transparence”, a avancé le PDG du groupe, Philippe Charrier, dans un entretien du Journal du Dimanche du 8 mai. “C’est pourquoi nous lançons les ‘états généraux d’Orpea'”, l’idée étant d’ouvrir, entre le 13 mai et le 11 juin, les portes de nos Ehpad aux familles des résidents, aux élus, au monde associatif, aux journalistes et à tous les citoyens intéressés par la question du grand âge”, a-t-il précisé. Les premières conclusions des deux audits externes diligentés par le groupe pointent des failles dans la prise en charge des patients.

“Les signalements d’événements indésirables graves liés aux soins, en particulier, étaient trop lents; il y a pu avoir des omissions”, reconnait M. Charrier. Les audits montrent aussi l’existence de remises de fin d’année de la part de fournisseurs de produits financés par des fonds publics. “Orpea a péché par manque de rigueur. Aujourd’hui, on sait, donc on corrige”, assure Philippe Charrier. Pour lutter contre les sous-effectifs, le groupe, qui présentera vendredi 13 mai ses résultats annuels, va “désormais payer les heures supplémentaires, étudier la possibilité d’offrir de meilleures mutuelles” à ses “collaborateurs, faciliter leurs évolutions de carrière et changements de statut”, poursuit-il.

Le groupe privé a récemment déposé plainte contre X pour abus de biens sociaux. Cette “plainte contre personnes non dénommées” porte sur “des faits et des opérations passés – sans aucun lien avec les conditions d’accueil et de soins des résidents – susceptibles de poser question au regard de l’intérêt social d’Orpea et découverts à la suite d’investigations internes”, avait expliqué le groupe début mai.

Le groupe est sous le feu des critiques depuis la publication fin janvier du livre-enquête du journaliste indépendant Victor Castanet “Les Fossoyeurs”. Un rapport commandé par le gouvernement a pointé début avril de graves dysfonctionnements. Et le groupe fait depuis fin avril l’objet d’une enquête judiciaire, ouverte à Nanterre, sur des soupçons de maltraitance institutionnelle ou d’infractions financières.



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