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réduction des livraisons de gaz russe, Zelensky accuse Moscou de mener une « guerre gazière ouverte contre l’Europe unie »


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La situation en carte
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Le contexte

Live animé par Solène L’Hénoret, Marie Pouzadoux et Sandra Favier

Image de couverture : Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors de la venue du président du Guatemala Alejandro Giammattei, à Kiev. Le 25 juillet 2022. Efrem Lukatsky / AP

Les contributions à ce direct sont ouvertes de 9 heures à 21 heures.

  • Gazprom annonce une nouvelle coupe drastique des livraisons de gaz à l’Europe. Le géant gazier russe a annoncé lundi 25 juillet qu’il réduirait dès mercredi et drastiquement, à 33 millions de mètres cubes quotidiens, les livraisons de gaz russe à l’Europe via le gazoduc Nord Stream, arguant de la nécessité d’opérations de maintenance d’une turbine. Cela représente environ 20 % des capacités du gazoduc, alors qu’il est déjà actuellement utilisé à 40 % seulement.
  • Berlin dénonce une décision politique après l’annonce de Gazprom et assure qu’il n’y a « aucune raison technique » de diminuer encore les livraisons de gaz russe. Le gouvernement allemand estime qu’il s’agit d’un « prétexte » et d’une décision « politique » pour peser sur les Occidentaux. L’énergéticien russe a invoqué la nécessité d’opérations de maintenance d’une turbine sur ce gazoduc qui relie la Russie à l’Allemagne.
  • De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que la Russie menait une « guerre gazière ouverte contre l’Europe unie » et a appelé cette dernière à « riposter » en renforcant les sanctions.
  • Les prix du gaz et du pétrole ont terminé à la hausse, lundi, les craintes concernant des baisses d’approvisionnement d’hydrocarbures venant de Russie refaisant surface. Le TTF néerlandais, la référence du gaz naturel en Europe, a terminé en hausse de 8,60 % à 176,45 euros le mégawattheure (MWh). Côté pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a gagné 1,88 % à 105,15 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois est monté de 2,11 % à 96,70 dollars.
  • Moscou affirme vouloir mettre fin au « régime inacceptable » de Zelensky en Ukraine a déclaré le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, dimanche, au sommet annuel de la Ligue arabe au Caire. « Nous sommes déterminés à aider la population de l’est de l’Ukraine à se libérer du fardeau de ce régime absolument inacceptable » a déclaré Sergueï Lavrov avant d’ajouter : « Nous aiderons sans aucun doute le peuple ukrainien à se débarrasser du régime, qui est tout à fait antipopulaire et antihistorique. »
  • Sloviansk, ville de l’oblast de Donetsk, serait sur le point de subir une attaque russe d’envergure. Son maire, Vadym Liakh, demande aux habitants de quitter de toute urgence la commune, voisine de Kramatorsk. Sloviansk est partiellement détruite, alors qu’elle comptait de nombreux bâtiments historiques avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
  • Des missiles russes ont touché samedi le port d’Odessa, selon l’Ukraine, qui accuse Vladimir Poutine d’avoir « craché au visage » des Nations unies (ONU) et de la Turquie, et de compromettre l’application de l’accord signé la veille sur la reprise des exportations des céréales bloquées par la guerre. Les Occidentaux et l’ONU ont condamné cette frappe, niée par Moscou auprès de la Turquie.
  • Avant l’annonce des tirs de missiles sur Odessa, l’Union africaine s’était « félicitée » samedi de l’accord sur les exportations de céréales, saluant un événement « bienvenu » pour le continent, qui fait face à un risque accru de famine. L’accord, dont la signature a fait baisser les cours du blé, doit permettre d’exporter 20 millions à 25 millions de tonnes de grains bloquées en Ukraine.
  • La guerre en Ukraine ne connaît pas de répit sur les autres fronts. Mykolaïv a de nouveau été bombardée dimanche matin après avoir été visée la veille au soir par « quatre missiles de croisière de type Kalibr », qui ont fait cinq blessés, dont un adolescent, et endommagé plusieurs immeubles, selon la présidence ukrainienne. Elle a également fait état de bombardements dans la région de Kharkiv, où « plusieurs bâtiments d’habitation ont été endommagés et des bâtiments résidentiels incendiés ».
  • Le reste de l’Ukraine n’a pas été épargné non plus, avec la reprise, samedi, des bombardements russes, qui ont fait trois morts. Treize missiles de croisière tirés de la mer sont tombés près de la ville de Kropyvnytskyi, dans l’oblast de Kirovograd, dans le centre du pays, a annoncé son gouverneur, Andri Raïkovytch, précisant que des infrastructures ferroviaires et un aérodrome militaire avaient été pris pour cible.
  • Au sol, dans la région de Kherson, largement occupée par les troupes russes depuis le 3 mars, les Ukrainiens affirment amplifier leur contre-attaque. « Nous pouvons parler de retournement de situation sur le terrain. Au cours des récentes opérations, ce sont les forces armées ukrainiennes qui ont eu l’avantage », a assuré dimanche le conseiller du chef de l’administration militaire régionale fidèle à Kiev, Sergiy Khlan.
  • Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé, dans une allocution vidéo dimanche soir, ses compatriotes à « être unis et à travailler ensemble pour la victoire », avant de « célébrer pour la première fois le Jour de la souveraineté de l’Ukraine, le 28 juillet ». Son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, a quant à lui estimé que la guerre russe en Ukraine était aussi « une guerre contre l’unité de l’Europe ».

Retrouvez notre direct d’hier ici.

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