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premières élections professionnelles pour les livreurs de repas et les chauffeurs de VTC



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Le modèle de plateformes des livreurs de repas et chauffeurs de VTC avec des travailleurs dits indépendants est de plus en plus contesté, notamment en Europe. Le scrutin qui se tient jusqu’au 16 mai est censé être un petit pas vers une régulation des secteurs. Mais il est aussi d’ores et déjà critiqué. 

Les candidatures sont nombreuses : seize listes au total. Sept pour les véhicules de transport avec chauffeur, neuf pour les livreurs. Chaque collectif ayant réuni plus de 5% des suffrages pourra désigner trois représentants et prendre part aux négociations sur des thèmes imposés :  la rémunération, les conditions de travail, les garanties sociales seront par exemple au menu.

Une faible participation ?

Malgré cette première élection, un bouleversement du secteur est loin d’être garantie. Plusieurs ornières jalonnent la route des travailleurs : la CGT anticipe une faible participation. Le scrutin s’adresse à des travailleurs précaires qui pourront s’exprimer exclusivement par voie électronique. Le syndicat craint donc une faible représentativité de cette instance. Représentativité qui reste d’ailleurs à définir côté patronal. 

Des organisations majeures des chauffeurs et livreurs ont refusé de participer à ces élections. Le syndicat des chauffeurs privés dénonce l’absence de « contrainte pour les plateformes, hormis celle de siéger ». Il redoute donc des négociations sans accord. Enfin, certains estiment que ces élections vont plutôt dans le sens des plateformes alors que Bruxelles a proposé un arsenal de mesures pour les contraindre à respecter certaines obligations salariales.

Un « troisième statut » ? 

L’organisation patronale des professions libérales, U2P, estimait cet hiver que le gouvernement était en train de créer les conditions pour « un troisième statut entre celui de travailleur indépendant et celui de salarié ». 

Pour la ministre du Travail, Elisabeth Borne, l’élection des représentants des livreurs et VTC constitue « un rendez-vous historique » qui permettra aux travailleurs d’améliorer leurs « conditions » tout en « respectant leur statut d’indépendant ».

À lire aussi : L’UE veut protéger les droits sociaux des travailleurs des plateformes comme Uber ou Deliveroo



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