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négociations difficiles entre les soutiens de Macron



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Après sa réélection, Emmanuel Macron veut constituer une majorité présidentielle solide à l’Assemblée nationale, afin d’avoir les coudées franches pour gouverner. Une première liste des candidats de la majorité aux élections législatives de juin doit être dévoilée en milieu de semaine. Mais il faudra attendre avant de connaître le nom de l’ensemble des 577 candidats pro-Macron. Les négociations entre les différentes chapelles de la Macronie sont difficiles, au point que le patron du Modem François Bayrou, pilier de la majorité, a appelé à éviter une « guerre des clans ».

Sur le papier, l’objectif est simple : avoir dans chacune des 577 circonscriptions un seul candidat soutenant Emmanuel Macron sous une même bannière. En pratique, l’équation est difficile à résoudre : il faut conforter les députés sortants qui n’ont pas démérité, faire une place à des personnes de la société civile, à celles et ceux qui ont ou vont rallier Emmanuel Macron, et enfin aux ministres qui veulent tenter leur chance, comme celui de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, ou celui des Affaires européennes Clément Beaune.

Et puis, surtout, il faut répartir les investitures en fonction des équilibres entre les différents partis politiques qui composeront la nouvelle majorité présidentielle : La République en Marche et le MoDem d’abord, mais aussi Horizons, Agir ou encore Territoires de progrès. Les tractations se font sur le nombre de circonscriptions gagnables attribuées à chaque formation. C’est là que ça coince, en particulier avec le parti Horizons créé en octobre 2021 par Edouard Philippe, qui veut faire élire un maximum de députés sous sa bannière afin d’incarner l’aile droite de la majorité.

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« Philippe doit se fondre dans le collectif »

Or, Emmanuel Macron trouve son ancien Premier ministre trop gourmand et lui reproche de penser déjà à la prochaine présidentielle en voulant constituer une écurie pour 2027. « Edouard Philippe doit se fondre dans le collectif et rompre les ambiguïtés : on ne travaille pas pour 2027, mais pour 2022 », recadre un soutien du chef de l’État.

« Il s’agit d’éviter que commence dès maintenant une guerre de succession, renchérit-on dans l’entourage du président réélu. Emmanuel Macron ne rêve pas d’une Assemblée bleue Horizons. » Sous-entendu, Edouard Philippe n’aura pas tout ce qu’il demande. À l’Élysée, on craint que les députés Horizons, une fois élus, ne jouent pas le jeu de l’unité de la majorité. Constat d’un ministre : entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe, « la confiance n’est pas complétement revenue ». En raison de la complexité des négociations, la liste des candidats investis sous la bannière majorité présidentielle se fera en plusieurs vagues ces prochains jours.

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