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malgré l’ultimatum de la Cédéao, toujours pas de chronogramme de transition



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Plus de 7 mois après le coup d’Etat qui a renversé le président Alpha Condé, les nouvelles autorités n’ont toujours pas annoncé de chronogramme de la transition. Et ce, malgré l’expiration lundi, de l’ultimatum fixé par la Cédéao. L’organisation sous régionale n’a pas encore communiqué sur la marche à suivre, mais selon certaines sources, la Cédéao se laisse encore quelques jours pour poursuivre les discussions. Ces dernières semaines, Conakry a posé certains actes pour tenter de se conformer aux exigences de l’organisation sous régionale. 

Premier geste des autorités : la libération de l’ancien président Alpha Condé, qui était jusque-là, en résidence surveillée au domicile de son épouse. Depuis samedi, le professeur Alpha Condé est libre de ses mouvements : il peut recevoir et rencontrer sa famille politique. Et surtout : il peut s’exprimer librement. 

2nd geste : la création du « cadre de concertation inclusif », conçu pour instaurer un dialogue avec la classe politique. La semaine dernière, le ministre de l’Administration du territoire a demandé à chaque coalition de parti de faire des propositions de chronogramme. Mais à ce jour, aucun débat et aucune décision n’a été prise. Problème : le travail de fond n’a pas démarré et l’ultimatum de la Cédéao a expiré. A ce stade, les autorités n’ont pas annoncé de date consensuelle pour un retour du pouvoir aux civils. 

Côté Cédéao, les menaces de sanctions économiques et financières sont bien réelles : elles ont même un caractère « automatique » dès lors que les engagements n’ont pas été tenus, indique une bonne source. 

Face à cela, Conakry reste de marbre : « le gouvernement guinéen n’agit pas sous des contraintes ou sous le dictat de qui que ce soit », a souligné Ousmane Gaoual Diallo, le porte-parole du gouvernement. 



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