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Londres veut “accélérer les discussions” avec l’UE


Le protocole nord-irlandais négocié dans le cadre du Brexit maintient l’Irlande du Nord dans le marché unique et l’union douanière européenne afin d’éviter le retour d’une frontière avec l’Irlande. Créant de fait une frontière entre la province britannique et l’île de Grande-Bretagne, il constitue l’une des sources de tensions principales entre Bruxelles et Londres, qui exige de le renégocier en profondeur.

Le Royaume-Uni veut “accélérer le rythme des discussions” avec l’Union européenne pour régler les problèmes liés au Brexit en Irlande du Nord, mais reste ferme sur sa position, a déclaré mardi la cheffe de la diplomatie britannique, qui reprend ces dossiers très sensibles. Liz Truss, 46 ans, a été chargée dimanche des négociations avec Bruxelles après la démission du secrétaire d’Etat au Brexit David Frost, en désaccord avec le gouvernement sur la fiscalité ou les restrictions anti-Covid. Certains commentateurs y ont vu le signe d’un possible assouplissement de la position de Londres, qui veut renégocier le statut post-Brexit sur l’Irlande du Nord, mais la ministre a adopté un ton ferme à l’issue de son premier entretien avec le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic.

“La position britannique n’a pas changé. Nous avons besoin que les marchandises circulent librement entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, que nous mettions fin au rôle de la CJUE (Cour de justice de l’UE, ndlr) en tant qu’arbitre final des différends entre nous”, a déclaré sur Twitter Liz Truss. “Nous devons accélérer le rythme des discussions en cette nouvelle année. Notre préférence est de parvenir à un accord”, a-t-elle ajouté, avertissant que Londres restait “prêt” à déclencher l’article 16 du protocole nord-irlandais permettant d’en suspendre unilatéralement certaines dispositions faute d’accord.

Impasse

Le protocole nord-irlandais négocié dans le cadre du Brexit maintient l’Irlande du Nord dans le marché unique et l’union douanière européenne afin d’éviter le retour d’une frontière avec l’Irlande. Créant de fait une frontière entre la province britannique et l’île de Grande-Bretagne, il constitue l’une des sources de tensions principales entre Bruxelles et Londres, qui exige de le renégocier en profondeur.

Londres demande en particulier la suppression du droit de regard de la Cour de justice de l’UE sur son application, pour le remplacer par un arbitrage international. Bruxelles refuse, ne proposant que des aménagements, et les discussions menées ces dernières semaines restent dans l’impasse. Mme Truss s’est en outre entretenue mardi avec son homologue irlandais Simon Coveney, qui a décrit sur Twitter ce premier échange sur “la collaboration pour soutenir les progrès dans les négociations” comme “positif”. L’article 16 est une clause de sauvegarde prévoyant une suspension de certaines dispositions en cas de perturbations majeures. Le déclencher pourrait provoquer une guerre commerciale entre le Royaume-Uni et l’UE même si Liz Truss assure désirer une “relation constructive avec l’UE, soutenue par le commerce et notre croyance commune en la liberté et la démocratie”.

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