Politics

L’Europe accumule les équipements de protection nucléaire


Bien qu’il n’y ait que très peu de risques que l’invasion de l’Ukraine par la Russie ne dégénère en conflit nucléaire, la présence d’une guerre majeure aussi proche de ses frontières a ravivé la menace atomique au sein de l’Union européenne.

Bruxelles a pris la décision d’améliorer ses moyens de protection en cas d’incident nucléaire. La commission européenne encourage ainsi les États membres à accumuler les pastilles d’iode et les combinaisons anti-radiations.

«La commission travaille afin d’améliorer sa préparation dans les domaines des menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires», a affirmé au Financial Times un porte-parole de l’institution.

Si la commission affirme que ces mesures étaient prévues avant l’éclatement du conflit en Ukraine, difficile de penser que la mise en alerte de l’arsenal nucléaire russe et les mises en garde de l’OTAN à propos de la potentielle utilisation d’armes chimiques par Vladimir Poutine n’y soient pour rien.

Ne pas répéter les erreurs du Covid

Le manque de ressources a été mis en lumière à la fin du mois de février lorsque des combats se sont déroulés autour de la centrale de Tchernobyl et ont éveillé le risque de fuites radioactives.

Les pharmacies des pays proches, dont la Bulgarie et la République tchèque, ont été prises d’assaut et se sont rapidement trouvées à court de pastilles d’iode, qui permettent d’éviter de développer un cancer de la thyroïde en cas de radiations intensives.

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Véronique Trillet-Lenoir, députée La République en marche au parlement européen, alerte: «Nous devons tirer des leçons du Covid. Nous avons besoin de mesures spécifiques aux sites nucléaires. Nous ne sommes pas prêts. Nous n’avons pas les stocks.»



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