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les proches des victimes attendent des réponses de la justice



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Le procès pour homicides et blessures involontaires de la compagnie Yemenia s’est ouvert ce lundi à Paris en présence d’une centaine de proches des victimes, près de 13 ans après la catastrophe aérienne au large des Comores qui avait tué 152 personnes et laissé une unique rescapée.

Cette première journée a été éprouvante pour les familles de victimes venues assister à ce procès depuis Marseille, où vit une importante communauté comorienne. « Je suis stressée, je suis angoissée. Ça fait 13 ans que j’attends de connaître enfin la vérité et je veux faire mon deuil sur la mort de ma sœur », confie une proche de victimes à notre envoyée spéciale au palais de justice de Paris, Sylvie Koffi.

La seule et unique rescapée, Bahia Bakari, présente elle aussi  au tribunal, était âgée de 12 ans au moment de l’accident. Elle a survécu en restant agrippée à un débris de l’avion, avant d’être secourue par un pêcheur. Vêtue lundi d’un chemisier blanc et d’une veste noire, elle a refusé de s’exprimer devant la presse avant l’audience. 

► À lire aussi : Treize ans après le crash de l’A310 de la Yemenia Airways, le procès très attendu s’ouvre à Paris

Aux côtés de Bahia Bakari, assise au premier rang et qui doit témoigner le 23 mai, près d’une centaine de proches des victimes ont pris place dans la salle d’audience principale. Pour ceux n’ayant pu entrer, deux salles de retransmission ont été ouvertes dans l’enceinte du tribunal judiciaire et une partie du procès est retransmise à Marseille pour ceux, nombreux, qui résident dans la région.

Le banc des prévenus est resté vide

« On attend de ce procès que la vérité soit établie, que cette catastrophe qui était annoncée et prévisible, soit jugée et qu’il y ait une sanction sévère et surtout très motivée à l’encontre de la Yemenia », a déclaré devant le tribunal Ibrahim Ahamada, qui a perdu sa femme et son fils dans le crash.

Face aux parties civiles, le banc des prévenus est resté vide : aucun représentant de la compagnie nationale yéménite n’est présent à l’audience, à cause de la guerre qui déchire le pays.

L’enjeu de ce procès est de comprendre ce qui s’est passé dans la nuit du 29 au 30 juin 2009. Le vol Yemenia 626 s’était abîmé au large des Comores, juste avant son atterrissage à Moroni, avec à son bord 11 membres d’équipage et 142 passagers, dont 66 Français.

Pendant quatre semaines, la justice française va examiner des soupçons de « manquements et négligences » de la Yemenia Airways, qui opérait le vol.



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