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le procès d’un crime sans corps et d’un suspect qui nie


Le procès de l’homme accusé d’avoir tué son ex-petite amie japonaise à Besançon il y a 5 ans, s’est ouvert ce mardi.

Cinq ans après la disparition de Narumi Kurosaki, le procès de son meurtrier présumé débute en France . Il s’est ouvert ce mardi à Besançon, alors que l’accusé continue à nier les faits. Cette sordide affaire remonte à 2016. Cette année-là, dans la nuit du 4 au 5 décembre la jeune japonaise de 21 ans, qui étudiait dans le Doubs, a mystérieusement disparu . Le jour où Narumi s’est volatilisée, elle a dîné avec son ex-compagnon chilien, Nicolas Zepeda, aujourd’hui appelé à la barre. Après leur repas, ils auraient regagné la chambre de l’étudiante. Mais les images de vidéosurveillance montrent que le suspect est ressorti seul de chez elle. Pourtant, le corps de la jeune femme n’a pas été retrouvé à son domicile. «L’Est Républicain » indiquait à l’époque que le bâtiment situé sur le campus dispose d’une porte de secours à l’arrière. Sur le palier de cette porte, des traces ont été retrouvées dix jours après la disparition de la victime.

Une empreinte correspondant à celle de Nicolas Zepeda, a été retrouvée sur une tasse. Autre élément accablant pour lui : cette journée du 17 novembre 2016, lorsque, depuis le Chili, il a réservé une voiture en France. Une voiture utilisée du 30 novembre au 7 décembre, période au cours de laquelle l’homme s’est rendu près de la résidence universitaire de son ex. Les policiers ont constaté au cours de leur enquête qu’il a alors enchaîné les trajets entre Besançon et Dijon, passant à plusieurs reprises dans des zones boisées, des forêts et près de cours d’eau. Des vidéos le montrant en train de menacer la jeune fille ont également refait surface sur Internet au début de l’enquête. Dans un premier temps, une enquête pour «disparition inquiétante» avait été ouverte, puis elle avait été requalifiée pour «enlèvement et séquestration». La procédure porte finalement sur un «assassinat».

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Il pense que Narumi est encore en vie

Après le crime présumé, Nicolas Zepeda est retourné chez lui au Chili, lui valant d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Il a fallu des mois pour que la justice chilienne accepte d’extrader le jeune homme en France, en 2020, alors qu’il n’existe aucun accord officiel entre les deux pays. Il a ensuite été mis en examen officiellement.

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Entendu à plusieurs reprises depuis, il nie catégoriquement les faits, se disant «totalement étranger à la disparition de Mlle Kurosaki» et indiquant être persuadé qu’elle est encore en vie, avait déclaré le procureur en avril 2021 alors que le suspect avait fait appel de son renvoi devant les assises. Nicolas Zepeda, reconnait en revanche avoir passé une partie de la nuit du 4 au 5 décembre 2016 avec elle dans la chambre du campus de Besançon, mais affirme l’avoir quittée en parfaite santé. Durant son procès, il parlera espagnol et sera traduit en français. Les audiences devraient durer au minimum deux semaines. S’il est déclaré coupable, le Chilien encourt la peine de prison à perpétuité.



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