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Le jour où Reggie Miller a fermé le clapet de Spike Lee


Alors que la NBA a dû gérer plusieurs incidents avec des spectateurs ces derniers temps, au point que les joueurs demandent à être mieux protégés, voici l’une des joutes verbales les plus connues de l’histoire de la ligue.

Nous sommes en 1994, en pleine finale de la conférence Est. Plus précisément le 1er juin, dans le Game 5 entre les Knicks et les Pacers, au Madison Square Garden. New York domine, Indiana galère et Reggie Miller ne passe pas un bon moment. Gêné par John Starks et chambré par le public new-yorkais, qui chante des « Cheryl » (le prénom de sa soeur), l’arrière All-Star est aussi constamment la cible de Spike Lee.

« Sur tous les playgrounds des États-Unis, il y a un petit qui ne sait pas bien jouer mais qui parle beaucoup, pour raconter n’importe quoi. Les meilleurs joueurs veulent gagner le match et le faire taire » décrira le commentateur Ahmad Rashad, en parlant de Spike Lee.

Motivé à l’idée de gagner (le score est à 2-2 dans la série), mais aussi de faire taire Spike Lee, Reggie Miller va alors sortir un quatrième quart-temps de légende. Les Pacers sont menés (70-58), mais leur arrière sort de sa boîte pour planter cinq tirs à 3-pts (un record NBA à l’époque !) et marquer 25 points sur la période !

Surtout, chaque panier primé est l’occasion pour Reggie Miller de défier la réalisateur, à coup de regards et de « trashtalking ».

Du trashtalking qui va même devenir « physique », puisque celui qui se fera ensuite surnommer le « Knick Killer » va d’abord faire son désormais mythique « Choke Sign », comme pour signifier que Spike Lee va mourir. Puis, pour montrer qu’il n’a pas peur de lui, il va s’attraper les parties intimes.

Reggie Miller finira la rencontre avec 39 points (plus 6 passes) et Indiana gagnera ce Game 5. Le lendemain, Spike Lee fera la une de tous les journaux à New York. « Merci Spike » ou « Ferme-la » pourra-t-on lire dans la presse…

Heureusement pour lui, les Knicks atteindront tout de même les Finals contre les Rockets (ils les perdront 4-3). Mais Reggie Miller les Pacers reviendront l’année suivante et l’arrière réussira son fameux « 8 points en 9 secondes »…



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