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« le gâteau sera plus grand pour tous », la FIFA fait un pas supplémentaire vers la Coupe du monde tous les deux ans


Gianni Infantino, en juin.

De sa longue carrière politique Gianni Infantino a tiré une habileté qui confine au funambulisme. Roi de l’esquive, le président de la Fédération internationale de football (FIFA) tient à avancer masqué pour entériner le grand projet de son mandat : la mise en place d’une Coupe du monde organisée tous les deux ans pour les équipes masculines et féminines, avec la refonte du calendrier international.

Lundi 20 décembre, au terme d’un « sommet mondial », en visioconférence, avec 207 des 211 fédérations nationales membres de la FIFA, M. Infantino n’a pas donné de date quant à la tenue d’un vote du congrès de l’instance pour ratifier la réforme. Mais il a clairement fait un pas supplémentaire vers cette échéance électorale.

Evasif au sujet du calendrier, le dirigeant du football mondial n’a pas « abandonné l’idée » d’organiser un vote lors du prochain congrès de la FIFA, en mars 2022, à Doha (Qatar). S’il s’engage à poursuivre les négociations avec le monde du football « en janvier et février », l’Italo-Suisse n’écarte pas l’hypothèse de convoquer un congrès extraordinaire avant mars sur la question.

« Tout est ouvert, tout est flexible, a-t-il déclaré. Ce n’est pas une question de date, mais de bonne décision. Cela peut prendre du temps mais cela peut aussi aller plus vite. » Avant de compter ses soutiens : « Si j’allais vers un vote demain, je pense qu’une majorité voterait pour (le projet). On continue à dialoguer et à voir les réactions. »

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Alors que l’Union des associations européennes de football (UEFA) et la Conmebol (confédération d’Amérique du Sud) sont catégoriquement opposées au projet de Mondial bisannuel, Gianni Infantino a tenté de consolider sa base électorale en dévoilant deux études « indépendantes » au sujet des bénéfices économiques attendus de la réforme.

En vertu de ces « études de faisabilité », conduites par les cabinets Nielsen et OpenEconomics, la FIFA affirme que la mise en place d’un Mondial bisannuel « permettrait de dégager un revenu supplémentaire combiné de 4,4 milliards de dollars [3,9 milliards d’euros] dès le premier cycle de quatre ans ».

« L’écart devient trop grand, on doit combler le fossé »

« Ces revenus supplémentaires permettraient de faire passer le financement solidaire à potentiellement 25 millions de dollars (contre 6 millions actuellement) en moyenne par fédération nationale membre de la FIFA au cours du premier cycle de quatre ans », développe l’instance, qui table sur « une hausse du produit intérieur brut de près de 180 milliards de dollars et la création de deux millions d’emplois à temps plein sur une période de seize ans » si la réforme était entérinée. Et ce, alors que la FIFA a voté, en 2017, l’élargissement de la Coupe du monde de 32 à 48 équipes à partir de l’édition de 2026.

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