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La laborieuse opération déminage sur l’affaire McKinsey



Le “McKinseygate” est en train de prendre des proportions inattendues en cette fin de campagne électorale. Depuis la publication, le 17 mars, du rapport d’une Commission d’enquête du Sénat pointant l’usage démesuré des cabinets de conseil, Emmanuel Macron est sur la défensive, attaqué par tous ses rivaux à la présidentielle. Interrogé sur France 3, le 27 mars, le Chef de l’Etat a même perdu son calme. “Il faut être très clair, parce que là on a l’impression qu’il y a des combines: c’est faux, il y a des règles de marchés publics.” Agacé, il a ensuite demandé à ses ministres des Comptes publics, et de la Transformation et de la Fonction publique, Olivier Dussopt et Amélie de Montchalin, d’organiser, en urgence, un point presse à Bercy, le 29 mars à 19 heures. “Nous n’esquivons pas le sujet, nous voulons rappeler les faits.” Les voici.

Le gouvernement a-t-il davantage abusé que ses prédécesseurs?

Amélie de Montchalin n’a pas manqué de le rappeler. La montée en puissance des cabinets de conseil au sein de l’Etat remonte aux “audits Copé” de modernisation, lancés en 2005, et à la Révision générale des politiques publiques (RGPP), mise en place par Nicolas Sarkozy. Selon la ministre, au plus fort de la RGPP, le recours aux cabinets de conseil aurait été deux fois plus important que sous le quinquennat Macron. Elle n’a toutefois fourni aucun chiffre. Un rapport des députés François Cornut-Gentille et Christian Eckert, publié en 2011, évaluait à 112 millions d’euros le montant cumulé des marchés de la Direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME) entre 2006 et 2011. Un montant toutefois minimaliste, qui n’inclut pas les nombreuses prestations commandées par les ministères eux-mêmes.



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