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La folle vengeance d’un garagiste contre un gendarme



C’est une incroyable vengeance mise en place par un homme, contrôlé par un gendarme en excès de vitesse. Comme le détaille L’Aube actu, le concessionnaire, jugé devant le tribunal correctionnel de Troyes (Aube) a mis en place un véritable complet pour se venger de l’agent, membre de la brigade motorisée (BMO). Tout commence en octobre 2008, lorsque ce garagiste de 58 ans perd son permis après un énième contrôle pour excès de vitesse. Parmi les agents présents ce jour-là : un gendarme de la BMO qui effectuait, pour lui, un contrôle de routine. Mais l’affaire va prendre une autre tournure en février 2019.

Le motard de la gendarmerie reçoit alors une contravention pour excès de vitesse, flashé par un radar automatique. Problème : au moment où il est censé avoir commis l’infraction, l’agent est au travail, tout comme sa femme. Une enquête est alors ouverte et le cliché pris par le radar est examiné. Rapidement, détaille L’Aube actu, les enquêteurs vont découvrir un détail surprenant : si le modèle flashé correspond bien à celui du véhicule personnel du gendarme, tout comme le numéro d’immatriculation, un logo sur sa plaque est différent.

“Des faits graves”

La véritable plaque de l’agent est composée du sigle Champagne-Ardenne quand celle flashée par le radar automatique affiche celui du Grand Est. Un détail qui montre que la plaque d’immatriculation est une fausse. À force de recherches, les enquêteurs remontent ainsi jusqu’au garagiste contrôlé quelques mois plus tôt. Et c’est l’un de ses employés qui va confondre le concessionnaire, affirmant avoir vu son patron au volant de la fameuse voiture équipée des fausses plaques en question. Deux autres salariés confirment ces déclarations, l’un précisant même avoir dû les démonter.

Et l’affaire ne s’arrête pas là, car pour monter son incroyable vengeance, le garagiste aurait eu recours à l’aide… d’un autre gendarme ! C’est lui qui aurait communiqué le numéro de plaque personnel du motard de la BMO. Un élément qu’il confirme en garde à vue, mais que nie le garagiste affirmant ne lui avoir “rien demandé”. Pour sa défense, le prévenu affirme ainsi : “C’est quelqu’un de fragile psychologiquement. C’est facile de lui faire changer ses réponses”. Concernant le témoignage de ses employés, le garagiste estime que l’un d’eux ne cherchait qu’à lui “pourrir la vie”.

Des explications qui n’ont pas convaincu le parquet, qui estime qu’il s’agit là de “faits graves qui s’inscrivent dans une volonté de vengeance”. Si l’avocat de l’accusé estime que les éléments sont insuffisants pour condamner son client, le tribunal prononce une peine de un an de prison avec sursis simple pour l’usurpation de la plaque, conduite malgré une suspension de permis et recel de violation du secret professionnel.





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