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GP de Bahreïn de F1: Leclerc offre à Ferrari la première pole de la saison


Le cheval cabré est de retour: le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) a décroché la première pole position sur 23 cette saison en Formule 1 devant le champion en titre néerlandais Max Verstappen (Red Bull) samedi à Bahreïn.

La deuxième ligne revient à leurs équipiers espagnol Carlos Sainz Jr (Ferrari) et mexicain Sergio Pérez (Red Bull), les trois premiers se tenant en tout juste 129/1000 !

Le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton, en difficulté à bord d’une Mercedes en mal de performance et rebondissant énormément dans les lignes droites, s’est qualifié à la cinquième place seulement, à 680/1000.

Ironie du sort, il prendra le départ sur le circuit de Sakhir dimanche à 18h00 locales (16h00 françaises), à la tombée de la nuit, aux côtés de son ancien équipier finlandais Valtteri Bottas, désormais chez Alfa Romeo.

Suivront le Danois Kevin Magnussen (Haas), qui impressionne pour son retour en F1 après un an d’absence, l’Espagnol Fernando Alonso (Alpine), la recrue britannique de Mercedes George Russell et le Français Pierre Gasly (AlphaTauri) pour le Top 10. Le second Français Esteban Ocon (Alpine) est 11e.

– Dépasser moins difficilement –

Le Néerlandais Max Verstappen (g) et l'Espagnol Carlos Sainz Jr après les qualifications du GP de Bahreïn, le 19 mars 2022 à Sakhir   (POOL/AFP - Giuseppe CACACE)
Le Néerlandais Max Verstappen (g) et l’Espagnol Carlos Sainz Jr après les qualifications du GP de Bahreïn, le 19 mars 2022 à Sakhir (POOL/AFP – Giuseppe CACACE)

Chez Aston Martin, l’Allemand Nico Hülkenberg remplace au pied levé son compatriote Sebastian Vettel, positif au Covid-19. Celui qui n’a plus piloté depuis octobre 2020 est 17e et mieux placé que son équipier canadien Lance Stroll, 19e !

L’Australien Daniel Ricciardo, 18e, fait un retour difficile chez McLaren, après avoir manqué les essais hivernaux la semaine passée à Bahreïn pour la même raison.

La saison 2022 doit être révolutionnaire, avec des monoplaces complètement différentes, dont les appuis aérodynamiques sont créés non plus par des ailerons très travaillés et de nombreux appendices sur le châssis mais par l’effet de sol, comparable à un effet de ventouse sous la voiture.

Au vu de ces premières qualifications, ce changement, qui devait resserrer les écarts entre les écuries, a en partie modifié l’équilibre des forces.

Il est aussi censé permettre aux monoplaces de se suivre et donc de se dépasser moins difficilement en course. “J’en ai vu quelques bénéfices pendant les tests (de pré-saison) mais il faudra voir en course combien on peut se rapprocher”, disait Leclerc en conférence de presse vendredi.

Charles Leclerc à bord de sa Ferrari lors des qualifications du GP de Bahreïn, le 19 mars 2022 à Sakhir (AFP - OZAN KOSE)
Charles Leclerc à bord de sa Ferrari lors des qualifications du GP de Bahreïn, le 19 mars 2022 à Sakhir (AFP – OZAN KOSE)

Autre spécificité cette année, les pilotes qualifiés aux dix premières positions peuvent désormais choisir librement leurs pneus de départ, à l’instar de ceux qui les suivent (ce choix était jusque-là contraint par ceux réalisés en qualifications). “C’est bien plus juste que tout le monde commence la course avec les mêmes opportunités”, estime Sainz.

– Tourner la page d’Abou Dhabi –

Hors piste, le Conseil mondial du sport automobile a rendu publiques samedi les conclusions de son rapport sur les derniers tours du GP d’Abou Dhabi 2021, qui a sacré Verstappen devant Hamilton dans des conditions polémiques.

La Red Bull du Mexicain Sergio Pérez lors des qualifications du GP de Bahreïn, le 19 mars 2022 à Sakhir    (POOL/AFP - Giuseppe CACACE)
La Red Bull du Mexicain Sergio Pérez lors des qualifications du GP de Bahreïn, le 19 mars 2022 à Sakhir (POOL/AFP – Giuseppe CACACE)

Rappelant la préférence de la part de tous les acteurs de la F1 de voir les courses se terminer normalement plutôt que derrière la voiture de sécurité, il conclut que Michael Masi, le directeur de course depuis écarté, a agi “de bonne foi” et “au mieux de ses connaissances dans des circonstances difficiles”, avec peu de temps pour décider et “une immense pression appliquée par les écuries”.

Une “erreur humaine” a toutefois été identifiée dans le comptage des voitures retardées derrière la voiture de sécurité. La procédure a donc été automatisée par un logiciel.

Pour le patron de Mercedes Toto Wolff, le temps est venu “de tourner la page”. “Après que le Conseil mondial du sport automobile s’est réuni et a publié l’enquête, il n’est dans l’intérêt de personne et pas dans le nôtre de poursuivre la discussion”, a-t-il déclaré à la presse quelques heures avant l’officialisation de ce rapport.



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