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Gary Payton II relève le gant


« L’important n’est pas de débuter les matches, mais de les finir« . C’est souvent le discours que tiennent les meilleurs remplaçants de la NBA, et il faut donc en déduire que Gary Payton II a très bien joué dans le Game 5 puisque le fils de l’ancien meneur des Sonics était sur le parquet pour arracher la victoire et la qualification.

Connu pour ses qualités défensives, l’arrière a joué quasiment la totalité du dernier quart-temps, et il ne s’est pas contenté de bien défendre puisqu’il inscrit 10 points à 4 sur 4 aux tirs, dont deux tirs primés dans le dernier quart-temps. C’est sur un 3-points qu’il a d’ailleurs fait basculer le match côté Warriors, et il finit la rencontre avec 15 points, 3 rebonds, 3 passes, 2 interceptions et un contre.

« Sa défense dans le quatrième quart-temps a été fantastique » souligne Steve Kerr. « C’est pour cette raison que je l’ai gardé sur le terrain. Puis ensuite, il a commencé à mettre des paniers à 3-points et à aller au cercle pour quelques layups. Il a été un facteur énorme dans le match, et il méritait de rester sur le terrain vu sa manière de jouer. Nous l’avons gardé sur le terrain pendant tout le quatrième quart-temps, et il s’en est bien sorti. »

« Il a réalisé des actions importantes. Il a été absolument incroyable ! »

Pour Klay Thompson, son coéquipier « a montré tout ce qu’il avait dans son sac », et on trouve de l’agressivité, des prises de risque, mais aussi de l’adresse avec ces deux 3-points ultra-importants.

« Il a été incroyable » confirme Draymond Green. « Des deux côtés du terrain. Il a mis des tirs importants. Il a réalisé des actions importantes. Il a été absolument incroyable ! »

Sa présence sur le terrain soulage énormément Stephen Curry et Klay Thompson. Le « Fast Five », avec Jordan Poole, fait de gros dégâts mais il est davantage vulnérable.

« Ce qu’il nous apporte en défense est déjà épatant, et puis, quand les défenses font des choix, et qu’il se balade plus ou moins partout, il profite de sa vitesse pour avoir un véritable impact » note Stephen Curry.

Pour l’intéressé, déjà vu à son avantage en cours de saison, il n’y a rien de sorcier, et il se contente de jouer… au basket. A 29 ans, il profite de chaque instant. Le fils de « The Glove » a connu quatre équipes en quatre ans, et en début de saison, il avait juste une invitation au training camp.

Quand on a connu la G-League, les contrats de 10 jours, les playoffs ne sont que du bonus

« C’est juste du basket… On joue juste au basket, et je vais jouer comme il faut, en essayant de jouer de la façon la plus intelligente. La confiance dans mon jeu, mon intelligence de jeu, les moments importants, c’est juste du basket… » répète-t-il « Entrer en jeu, réussir des stops défensifs, repartir en attaque, créer… Ce n’est que du basket. Il n’y a aucune peur ou nervosité, rien. Je joue simplement au basket avec de grands joueurs. »

Un flegme et un calme que confirme Steve Kerr.  « Il ne semble pas trop perturbé par quoi que ce soit » conclut le coach des Warriors « J’imagine que lorsqu’on a rebondi comme il l’a fait, que vous avez été en G-League, que vous avez multiplié les contrats de 10 jours, que vous n’avez jamais vraiment trouvé une équipe, il y a beaucoup plus de pression que le simple fait de jouer dans une rencontre avec un gros enjeu. Il a trouvé un foyer ici. Il a toujours semblé à l’aise sur le terrain. Il ne semble jamais dépassé par les événements. Sa défense est de tout premier plan et c’est un attaquant assez unique. Il a beaucoup bossé sur son tir à 3-points, et je pense que c’était vraiment un facteur important dans sa progression cette année, sa capacité à s’intégrer et à avoir un impact important pour notre équipe. »



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