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Erik Spoelstra : « Si j’avais su que LeBron James était prêt à jouer pivot… » | NBA


Cela peut sembler étrange mais ce n’est que la deuxième fois de sa carrière que Erik Spoelstra se rend au All-Star Game. La première fois, c’était en 2013. Trois fois champion NBA, mais jamais élu Coach Of The Year, le fidèle entraîneur du Heat sera à la tête de la Team Durant ce soir, et il a été interrogé sur l’évolution du jeu de LeBron James et sur les expériences qu’il aurait pu effectuer avec lui.

« Je me sens coupable à ce sujet. Si j’avais su qu’il était prêt à jouer pivot, je l’aurais fait il y a dix ans » répond le coach de Miami. « Il jouait du poste 1 au poste 4, mais il a mis toutes les chances de son côté et décidé de jouer à tous les postes. Ron Rothstein, mon ancien assistant, avait 40 ans d’expérience dans cette ligue, il avait été avec les Bad Boys avec Chuck Daly et il avait été le premier coach du Heat. C’était un grand mentor pour un jeune entraîneur comme moi qui se lançait dans ce métier, et il m’avait toujours dit, il y a 10 ans, que si nous faisions jouer LeBron toute la saison à n’importe quel poste, il serait le meilleur joueur de la ligue et le meilleur joueur à ce poste, que ce soit le 1, 2, 3, 4 ou 5. On aurait dû essayer une de ces années. Ça aurait été plutôt cool. »

À propos de LeBron James, Erik Spoelstra est donc admiratif de sa polyvalence et de sa capacité à faire évoluer son jeu, mais aussi de sa longévité. « Il jouera à ce niveau aussi longtemps qu’il le souhaitera. Hors du terrain, il s’implique et il prend soin de son corps, il s’intéresse à la science, au repos, et il redéfinit les possibilités de la performance humaine… Ce devrait être une source d’inspiration pour la jeune génération qui arrive, car elle pourrait facilement jouer pendant 20 ans et à un haut niveau. »

Quand une tendance devient générale, il n’y a plus d’avantage

Sur le « King » et sa capacité désormais à jouer à tous les postes, que pense-t-il de ce basket sans « position » ? À l’écouter, il partage l’analyse de Steve Kerr qui estime que c’est juste une tendance.

« Tout est cyclique. Quelle que soit la tendance de la NBA actuelle, si tout le monde le fait, alors l’avantage sera sans doute pour celui qui fera quelque chose de différent. Exactement comme lorsque les équipes jouaient sur leur taille il y a 15 ans, et qu’on s’est mis à jouer « small ball » et à shooter beaucoup de 3-points. C’était devenu un avantage. Mais ça l’est moins lorsque tout le monde joue le même style. Par ailleurs, il faut aussi le bon effectif et le bon type d’intérieurs, et c’est ce que l’on constate actuellement dans cette ligue. Il y a des intérieurs qui peuvent vraiment vous punir, et c’est un type d’intérieurs qui auraient eu beaucoup de succès dans les années 90. Ils sont capables d’avoir un grand impact sur le basket. »

Erik Spoelstra pense bien sûr à Nikola Jokic et Joel Embiid, peut-être les deux meilleurs joueurs de ces deux dernières saisons. Deux pivots qui redonnent leurs lettres de noblesse à un poste qu’on pensait dépassé.



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