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D’ici vingt-cinq ans, nous devrions savoir s’il existe une vie en dehors du système solaire



«Peut-on envisager une vie hors du système solaire?» Cette question posée par tant de scientifiques pourrait trouver une réponse d’ici vingt-cinq ans, selon Sasha Quanz, astrophysicien à l’École polytechnique fédérale de Zurich.

Lors d’une conférence de presse en date du 2 septembre dont se fait écho un article de Space.com, ce chercheur suisse a détaillé les futures missions que souhaite mettre en œuvre l’Agence spatiale européenne pour déterminer la présence ou l’absence de vie hors du système solaire. Si le délai de vingt-cinq ans peut paraître ambitieux, il n’est pas «idéaliste», assure Quanz.

Si l’on veut qu’une exoplanète puisse être habitable, elle doit se trouver à proximité d’une étoile: cela rend les conditions de vie possibles. Ainsi, la première étape de cette mission consisterait en une phase «d’observation», explique Quanz, «où l’on prendrait des clichés de ces différentes exoplanètes», afin de connaître leur positionnement par rapport aux étoiles et de pouvoir les comparer à la Terre.

Pour cela, Quanz et son équipe travaillent actuellement sur le développement de la nouvelle caméra et du spectrographe infrarouge qui doivent être ajoutés au télescope géant européen, dont la mise en service est prévue entre 2024 et 2027. «Son objectif initial sera de prendre en photo la première planète similaire à la Terre, décrit-il. À long terme, on espère prendre des photos de plusieurs étoiles et étudier les atmosphères de dizaines d’exoplanètes.»

Une mission sans James-Webb

Mais ce nouvel outil devrait connaître certaines limites, admet Quanz: un télescope au sol peut se heurter aux interférences de l’atmosphère terrestre, qui faussent les données des planètes lointaines. Il risquerait ainsi de ne pas être «le premier outil à détecter les signes d’une vie probable sur une planète en dehors du système solaire».

Par ailleurs, Quanz et son équipe ne peuvent pas compter sur le soutien du télescope spatial James-Webb pour mener à bien cette mission. Quoiqu’il ait réalisé des prouesses exceptionnelles –telle la découverte de dioxyde de carbone sur une exoplanète–, James-Webb ne serait pas assez puissant pour observer des planètes de petite taille semblables à la Terre, ni capable de se mettre en orbite près de leurs étoiles à des distances où de l’eau liquide serait susceptible de se trouver, souligne Quanz.

Une mission totalement nouvelle est donc nécessaire pour atteindre cet objectif. Selon Quanz, elle fait déjà l’objet de discussions à l’Agence spatiale européenne. Appelée «LIFE» (pour «Large Interferometer For Exoplanets»), la mission est actuellement dans sa phase d’étude initiale et n’a pas encore été officiellement approuvée ni financée.





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