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Devin Booker compare le coaching à… du babysitting


Lors du premier tour face aux Pelicans, Devin Booker a fait parler de lui pour ses performances sur le terrain ainsi qu’aux abords de ce dernier. Dans le Game 5, l’arrière, en civil avec sa blessure aux ischio-jambiers, était carrément sorti de son banc pour dire deux mots aux arbitres après une faute offensive sifflée à l’encontre de Deandre Ayton. Monty Williams et lui avaient obtenu gain de cause car les officiels étaient revenus sur leur décision initiale avec un « challenge » gagnant.

Dans le Game 3, il s’était directement adressé à son pivot, sur le point de signer son meilleur match de playoffs en carrière (28 points et 17 rebonds). « D-Book me disait de continuer de shooter, de changer mon état d’esprit. ‘On a besoin que tu marques’ », rapporte aujourd’hui l’intérieur.

Il ne fallait pas davantage pour que des journalistes aillent l’interroger sur son intérêt pour une potentielle reconversion dans le coaching. Mais a priori, ce n’est pas du tout dans ses plans.

« Le fait de coacher demande beaucoup », estime l’arrière, interviewé en amont de la première manche face aux Mavs. « C’est du babysitting, plus qu’un plan tactique. Je pense que je pourrais m’en sortir avec cette partie mais ça en demande beaucoup. » Il salue ainsi Monty Williams et les autres pour leur gestion de « tellement de personnalités et d’egos ». Près d’un tiers d’entre eux aujourd’hui sont d’anciens joueurs de la ligue (Ime Udoka, Steve Nash, Jason Kidd, Steve Kerr, Tyronn Lue, Willie Green…).

Pas envie de « dorloter qui que ce soit »

« C’est fou à dire, mais même en NBA, certains ne jouent tout simplement pas correctement. Je regarde tous les matchs. Beaucoup de joueurs ne comprennent pas, ce n’est pas toujours la faute de l’entraîneur », poursuit le triple All-Star, assurant ne pas avoir « le temps pour ça » et pas l’envie de « dorloter qui que ce soit ». Le joueur de 25 ans, qui a encore beaucoup de temps avant de penser à sa reconversion, se verrait en revanche davantage dans le côté business.

Son discours ne surprend pas vraiment son coach, Monty Williams. « Book ? Il n’a aucune patience pour le coaching, aucune. Aucune chance. Il est incroyablement compétitif, mais je ne peux pas du tout l’imaginer coach NBA. Peut-être à Moss Point (Mississippi, où il a joué au lycée) ou quelque chose du genre. Mais non, pas coach NBA, aucune chance. »

Même sentiment du côté de Jae Crowder pour qui son coéquipier n’a pas non plus « la patience d’un coach, pour l’instant. Peut-être quand il sera plus âgé, mais pour l’instant, le jeune Book ? Non, il n’en est pas encore là. Je ne l’imagine pas. »

Et Monty Williams de se rappeler que pendant sa carrière de joueur (1995-2003), durant laquelle il n’a jamais été réputé pour être un « sanguin », il ne s’imaginait pas non plus une suite sur les bancs de la ligue. « Bon point. C’est la dernière chose que je pensais faire. » Son évolution sur la question a eu du bon.



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