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Des milliers de poissons retrouvés morts dans des lacs et étangs indiens



Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident survient: la mort massive de poissons dans le réservoir d’eau de Banganga, situé dans l’ouest de l’Inde, a même été qualifiée de «tragédie annuelle», comme le rapporte Quartz. Elle est consécutive à la tenue de rituels religieux: chaque année, de grandes quantités de nourriture sont jetées dans l’étang, entraînant l’intoxication de milliers de poissons.

Mais de nombreux autres étangs, lacs et points d’eau à travers le pays sont eux aussi le théâtre de morts massives de poissons et d’espèces aquatiques. La principale cause de ce phénomène est la pollution de l’eau: 70% des eaux de surface indiennes sont devenues impropres à la consommation ou sont contaminées. À Bangalore, une ville du sud du pays et la capitale de l’État du Karnataka, plusieurs lacs sont devenus totalement impropres à la vie aquatique.

Des causes identifiées, des conséquences variées

Le développement accéléré que connaît l’Inde entraîne d’importants déversements d’eaux usées de la part des industriels, et les décharges d’ordures contribuent à la pollution de l’eau et aux faibles niveaux d’oxygène dans les étendues d’eau.

Les événements religieux contribuent également au problème, comme en témoignent le réservoir d’eau de Banganga et le lac Pushkar au Rajasthan, sacré pour les hindous. En raison de sa signification mythologique, il est fréquenté par de nombreux pèlerins et touristes tout au long de l’année, ce qui entraîne une pollution de l’eau. La foire annuelle de Pushkar exerce une pression supplémentaire, car les individus essaient de nourrir les vaches et les autres animaux qui finissent par déféquer près de la périphérie du lac, entraînant une accumulation de matières organiques. Un processus qui réduit les niveaux d’oxygène et menace la vie aquatique du lac.

Les citadins ressentent indirectement les conséquences d’une mortalité massive des poissons et de la pollution des eaux. Pourtant, pour Priya Ranganathan, titulaire d’un doctorat à l’Ashoka Trust for Research in Ecology and the Environment, il serait essentiel que chacun reconnaisse son rôle dans ce problème et prenne ses responsabilités. «Lorsqu’un écosystème aquatique est affecté, les espèces locales disparaissent, ce qui nuit aux moyens de subsistance locaux. Même si les citadins n’ont pas d’interaction quotidienne avec les masses d’eau et ne ressentent pas immédiatement les effets de la pollution de l’eau, il serait égoïste qu’ils ne s’en soucient pas.»





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