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Côté cours – C’était la princesse Micaela : l’hommage de Stéphane Bern


Stéphane Bern rend cette semaine hommage à la princesse Micaela d’Orléans, comtesse douairière de Paris, décédée à Paris dimanche 13 mars dernier à l’âge de 83 ans.

Mardi prochain 22 mars, en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, qui fut l’ancienne paroisse des rois de France en face du palais du Louvre, Mgr Patrick Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris célébrera la messe d’À-Dieu à la princesse Micaela d’Orléans, comtesse douairière de Paris, décédée à Paris dimanche 13 mars dernier à l’âge de 83 ans. Le lendemain mercredi 23 mars à 15h, une messe célébrée par l’abbé Lionel Landart à l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz – où s’était déroulé en 1660 le mariage royal de Louis XIV avec l’Infante d’Espagne, Marie-Thérèse d’Autriche – précédera l’inhumation de la princesse au cimetière paysager de la ville, en présence de son fils issu d’un premier mariage, Alexis Francis-Bœuf, mais également de la princesse Philomena d’Orléans, comtesse de Paris et épouse du Chef de la Maison royale de France.

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A défaut de reposer dans la chapelle royale Saint-Louis de Dreux, auprès du prince Henri d’Orléans qui batailla de longues années pour imposer leur histoire d’amour, elle reposera en terre basque, là où elle s’était mariée le 26 septembre 2009 dans la petite église d’Arcangues, et là où elle avait de nombreuses attaches familiales et amicales. Née Micaela Cousiño y Quiñones de León le 30 avril 1938 à Vichy, divorcée de Jean-Robert Bœuf en 1966 avec qui elle s’est mariée cinq plus tôt, celle qui est alors éditrice d’art à Paris, rencontre le prince Henri d’Orléans par l’intermédiaire de l’écrivain André Couteaux le 21 janvier 1974.

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Une date qui marquera toute l’existence du Dauphin de France, Henri, puisque chaque année, pour l’anniversaire de la mort du roi Louis XVI, il assistait à la messe à Saint-Germain-l’Auxerrois, demandant pardon pour le vote régicide de son aïeul Philippe-Egalité… jusqu’à ce qu’il décède lui-même le 21 janvier 2019. Ce prince artiste, plus à son aise avec ses pinceaux d’aquarelles que dans une banque, se sent prisonnier d’une voie toute tracée par sa famille et surtout par son père, le comte de Paris, auquel il ressemble tant physiquement. Cette rencontre avec Micaela sera décisive. En 1977, il franchit le Rubicon de la tradition, divorce de son épouse née duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, dont il a eu cinq enfants, avant de se remarier civilement à Bordeaux le 31 octobre 1984.

Une vie sans faste mais heureuse

Dans leur petite maison du hameau Boileau, un havre de paix en plein XVIème arrondissement de Paris, ils s’épaulent l’un l’autre lorsque la foudre paternelle s’abat sur eux. Le prince Henri, comte de Clermont est rétrogradé comte de Mortain et s’ensuit un embrouillamini dynastique lors du millénaire capétien en 1987 où ses fils sont titrés Jean duc de Vendôme et Eudes duc d’Angoulême, sans que le Chef de la Maison n’ose vraiment dire qu’il avait déshérité son fils aîné de sa succession. Admirable de dignité dans ce drame familial rendu public, la princesse Marie-Thérèse sera titrée duchesse de Montpensier. Stoïque, Micaela soutient son époux dans l’adversité de ses choix. L’amour leur donne du courage pour affronter les épreuves. Lorsque l’accalmie familiale vient, en 1990, elle est titrée princesse de Joinville, tandis que le prince Henri recouvre son titre de comte de Clermont. Ils forment un couple fusionnel, partageant l’amour des arts, de l’Histoire et de la littérature. Le prince écrit, son épouse est sa première lectrice. Il peint des aquarelles qu’il expose partout, elle est sa meilleure critique.

Chaque été, ils se retrouvent sur l’île de Majorque, sous le chaud soleil méditerranéen qui les réchauffe d’une vie sans faste, mais heureuse. Quand, en 2008, au terme d’un long chemin de croix devant la Rote romaine, le Saint-Siège déclare nulle la première union du prince Henri – devenu entretemps comte de Paris et duc de France à la mort de son père le 19 juin 1999 – le couple choisit l’église Saint-Jean-Baptiste de l’Uhabia à Arcangues pour s’unir religieusement, le 26 septembre 2009. La princesse Micaela, avait accepté par amour pour son « prince charmant » de traverser sans se plaindre toutes les épreuves de la vie, partageant ses joies et ses peines. Sans lui, elle avait le sentiment de juste lui « survivre », se réfugiant dans ses souvenirs qu’elle s’attachait à coucher sur le papier. Elle l’a rejoint deux ans après son départ.

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