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après l’accord trouvé entre écologistes et « insoumis », « nous sommes à quelques pas d’un accord historique », assure un porte-parole du PS


« Faire une coalition politique, ça ne veut pas dire tous penser la même chose », assure le porte-parole du Parti socialiste, Pierre Jouvet

« On avance dans le dialogue avec La France insoumise, avec Europe Ecologie-Les Verts et le Parti communiste, c’est une bonne chose », s’est réjoui Pierre Jouvet, porte-parole du Parti socialiste, qui participe aux négociations avec LFI et les écologistes, au micro d’Europe 1.

« Nous sommes à quelques pas d’un accord historique », a-t-il estimé, indiquant qu’« il reste certains réglages ». « J’espère qu’on va y parvenir, car on a tous le sentiment de construire quelque chose d’historique », a-t-il insisté. « Ce qui est le plus important, c’est de porter ce projet de gauche que nous sommes en train de construire et que les Français attendent. Et moi, je ne renie rien de ce que je suis », a promis l’élu socialiste alors qu’il était questionné par Sonia Mabrouk sur le nombre de circonscriptions discutées entre PS et LFI.

« Est-ce que vous les avez comptées ? Est-ce que vous avez compté les couleuvres que vous venez d’avaler sur la question internationale, sur l’Europe, sur la sortie du nucléaire, sur la laïcité ? », lui a demandé la journaliste d’Europe 1 dans un style d’interview que ne renierait sûrement pas Jean-Pierre Elkabbach.

« Est-ce que vous savez quel sera le projet final ? Non, pas encore. Est-ce que vous pensez que nous discutons depuis plusieurs jours, quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre, juste pour parler de la pluie et du beau temps ? Non plus », a riposté Pierre Jouvet. « Nous sommes en train de discuter de ces points de vue-là et nous constatons une chose simple : c’est que beaucoup par le passé […] avaient théorisé [sur] les gauches irréconciliables. En réalité, on est en train de s’apercevoir que les gauches ne sont pas si irréconciliables », a également répondu le socialiste.

« La question européenne a fracturé la gauche depuis trente ans. Donc, on ne va pas tout résoudre en l’espace d’une semaine, et, évidemment, faire une coalition politique, ça ne veut pas dire tous penser la même chose. Moi, je ne suis pas rentré dans ces discussions en étant” insoumis”, je ne sortirai pas” insoumis” », mais vous verrez que les socialistes seront respectés sur les questions républicaines et sur les questions de laïcité », a estimé M. Jouvet.

Questionné sur le fait que le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, réfléchit à autoriser le burkini dans les piscines municipales de sa ville, Pierre Jouvet a fait valoir qu’il était « contre le burkini », en disant qu’« Eric Piolle fera ce qu’il veut à Grenoble ». « Mais est-ce que le rassemblement de la gauche, ce n’est pas aussi avoir des avancées et des pensées différentes pour certains ? Est-ce que le sujet du burkini est le sujet central de ce qui va intéresser les Françaises et les Français ? Non », a jugé le porte-parole du PS, mettant en avant que les questions autour du pouvoir d’achat lui paraissaient bien plus importantes.

« J’entends beaucoup un ancien premier secrétaire du Parti socialiste, j’entends même des anciens élus socialistes qui sont aujourd’hui partis à La République en marche qui viennent nous donner des leçons. Je leur dis simplement : “Mais vous n’avez pas vu ce qui s’est passé ? Vous n’avez pas compris ce qui s’est passé ? Quand on fait 500 000 voix à une élection présidentielle, 500 000 voix, vous pensez que ce n’est pas ça, la disparition ?” », a questionné Pierre Jouvet.



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