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à Munich, les divergences pointent malgré l’unité de façade des Occidentaux



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L’Ukraine au cœur de la 2e journée, ce samedi, de la Conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky y a rencontré ses alliés occidentaux. Des alliés qui malgré leurs divergences ces dernières semaines souhaitaient afficher leur unité face à Moscou

Les Etats-Unis brandissent la menace de sanctions économiques sans précédent contre la Russie, avec ses alliés et partenaires précise la vice-présidente Kamala Harris. « Nous devons être unis face à la menace », insiste aussi le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Même message de fermeté, unité affichée donc. Inévitable après les bombardements dans l’Est de l’Ukraine, ce discours commun face aux violences n’est pas nouveau.

Et pourtant, pointent toujours des divergences, par exemple sur la volonté ou non de la Russie d’envahir l’Ukraine. Washington s’en est dit convaincu. Pas Berlin qui assurait encore samedi dans un recadrage assez ferme, « ne pas savoir si une attaque était déjà décidée ».

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Et puis comment réagiraient individuellement ces Etats en cas d’invasion russe ? Volodymyr Zelensky, lui-même, semble douter de leur implication. Le président ukrainien a lui aussi fait le déplacement à Munich. « Depuis huit ans, dit-il, l’Ukraine a été un bouclier » pour l’Europe. « L’une des plus grandes armées au monde est massée à nos frontières. Pas à celles de l’UE ».

Alors fini la politique d’apaisement des Occidentaux. Kiev a réclamé un soutien bien plus ferme, « des garanties de sécurité et de paix », lors de cette traditionnelle conférence à Munich, rendez-vous auquel, pour la première fois depuis de longues années, Moscou n’a pas participé.

Le G7 appelle à la désescalade

Dans le même temps, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont, lors d’une réunion informelle également organisée à Munich, exhorté la Russie à montrer des signes tangibles de désescalade aux frontières de l’Ukraine. L’Est du pays est le théâtre de pilonnages d’artillerie qui ont fait deux morts dans les rangs de l’armée ukrainienne.

Une situation qui pourrait provoquer des mouvements de population dans cette région, le Donbass. Or, un afflux de réfugiés en Russie les prochains jours pourrait provoquer une réaction immédiate de Moscou, analyse Christine Dugoin-Clément, chercheure au sein de la chaire « Risques » de l’IAE à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.


L’annonce qui est faite de réfugiés massifs des territoires des républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk vers la Russie et par la Russie est quelque chose de particulièrement inquiétante dans la mesure où la Russie s’est souvent positionnée quant au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la défense des populations.

Christine Dugoin-Clément, chercheure au sein de la chaire « Risques » de l’IAE à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

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