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325 propositions citoyennes pour réformer l’UE



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Cette vaste réflexion citoyenne lancée il y a un an a débouché sur plus de 300 propositions qui ont été approuvées ce samedi 30 avril lors d’une dernière session plénière au Parlement européen.

« Orienter les subventions vers l’agriculture biologique », « établir des normes minimales communes en matière de soins au niveau de l’UE », « tenir périodiquement des assemblées de citoyens », « voter aux élections européennes dès 16 ans »… Ce sont quelques-unes des 325 propositions autour de 49 objectifs retenues à l’issue de la septième et dernière session plénière de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, vaste consultation lancée au printemps 2021.

À écouter aussi : Conférence sur l’avenir de l’Europe, les citoyens en veulent plus

« Cette plénière a atteint un consensus sur les propositions », s’est félicitée Dubravka Suica, vice-présidente de la Commission européenne et coprésidente de la conférence, sous les applaudissements de l’hémicycle du Parlement à Strasbourg. « Cette conférence sera historique à partir du moment où on met en oeuvre ce qui a été décidé », a cependant mis en garde l’eurodéputé libéral belge Guy Verhofstadt, coprésident de cette conférence.

Retard à l’allumage

Des propositions de plus de 50 000 participants ont aussi été déposées sur la plateforme en ligne disponible en 24 langues (www.futureu.europa.eu), encore ouverte jusqu’au 9 mai. En parallèle, la France a organisé ses propres consultations citoyennes.

Lancée au printemps 2021, la mise en place de cette vaste consultation citoyenne avait été laborieuse, d’abord en raison de bisbilles entre les trois institutions européennes – Commission, Conseil, Parlement – sur le rôle de chacun et la suite à donner à l’exercice, puis de la crise sanitaire. Ce n’est qu’à l’automne que 800 citoyens européens ont pu commencer leur travail de réflexion, entourés d’élus et de représentants de la société civile. Malgré ce démarrage tardif, Conférence est parvenu à terminer ses travaux dans les temps espérés : celui de la présidence française du Conseil européen.

Un an pile après la cérémonie de lancement à Strasbourg, c’est également au Parlement européen que l’exercice prendra officiellement fin le 9 mai, jour de la fête de l’Europe. Le rapport final, qui devrait peu changer par rapport aux recommandations approuvées samedi, sera remis aux présidents des trois institutions européennes, ainsi qu’au président français Emmanuel Macron.

Un avenir incertain

Le devenir de ces propositions est néanmoins encore incertain et la balle est désormais dans le camp des institutions européennes. « Le Parlement européen va forcément vouloir reprendre beaucoup de ces idées, le Conseil voudra probablement freiner sur pas mal de sujets et cela dépendra aussi des présidences » tournantes du Conseil, analyse Éric Maurice de la Fondation Robert Schuman.

Réclamant un rôle politique accru, le Parlement européen entend faire pression sur les États membres et la Commission dès la semaine prochaine avec le vote d’un appel à déclencher une procédure de révision des traités européens. Un changement nécessaire pour concrétiser certaines propositions citoyennes, comme celle de mettre fin aux décisions à l’unanimité des Vingt-Sept, frein régulier à l’action européenne. Selon Guy Verhofstadt, « ce sera la prochaine grande discussion ».

(Avec AFP)



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